Université des Mégalithes

"J'en ai vu passer des humains et des civilisations et je suis toujours là". Regarder le monde à l'ombre d'un mégalithe, ça change toute la vision.

Normandie: légendes et contes de la Seine; chasseurs de fantômes; loups-garous

Calvados (14): À Banville, de mystérieux trous dans la roche. L’archéologue Léon Coutil a tenté, en 1917, de percer ce petit mystère. See on Scoop.itUniverse Mystery – www.lamanchelibre.fr

Calvados (14): 27 e forum des savoir-faire et des traditions populaires. Le Foyer rural du Billot organise, dimanche 18 août, son 27 e Forum des savoir-faire et des traditions populaires, avec la participation de la commune de l’Oudon autour de son exposition « Histoires d’eau en Pays d’Auge ». See on Scoop.itUniverse Mystery – Ouest France

Calvados (14): La Route des traditions, c’est 65 km à travers le Pré-Bocage entre Caen et Vire. Des artisans attachés à leurs traditions. See on Scoop.itUniverse Mystery – Ouest-France

normandie

Seine-Maritime (76): Légendes et contes de la Seine entre Rouen et la mer. Elles sortent de la brume, venues du passé: trésor englouti, amours sanglantes, roches magiques ou mystères de navigation. Un reportage en 5 épisodes de Jean-Paul Lussault et Emmanuelle Partouche (prise de son : Benoît Stefani, montage : Eric Tavennec) a été diffusé à la télévision sur France 3 Haute-Normandie dans le journal télévisé de 19h: 1 La légende du Télémaque (Le  trésor des rois de France est-il enfoui au fond de la Seine à bord du bateau qui coula à Quillebeuf en 1790 ?). 2 L’histoire du corset rouge (La Seine sépare l’abbaye de Saint-Martin de Boscherville du château de Bardouville. Un corset rouge est accroché à une fenêtre du château. C’est le point de départ d’un drame passionnel). 3 L’homme de bois (Deux promontoires. Deux personnages de légende. Point commun : guider les égarés, perdus dans l’estuaire de la Seine). 4 Le rocher de Gargantua (Les grands mythes païens ont la vie dure. Surtout quand ils ont été développés par des génies comme François Rabelais. Gargantua est de ceux là :  il n’évoluait pas qu’en Touraine mais dans toute la France et autour,  bien sûr, de la Seine). 5 La côte des deux amants (Pour conclure cette série, un mythe très connu des Normands : celui lié à la côte des deux amants. Une histoire médiévale d’amour courtois qui rappelle un peu celle de Tristan et Iseult). See on Scoop.itUniverse Mystery – haute-normandie.france3.fr

Seine-Maritime (76): Fécamp. Une nuit avec les chasseurs de fantômes du mystérieux FRP – France 3. Ils sont équipés d’un « compteur K2 », d’un détecteur de rayonnement électro-magnétique, de caméras, de thermomètres électroniques et d’un enregistreur de sons. See on Scoop.itUniverse Mystery – haute-normandie.france3.fr

Seine-Maritime (76); Eure (27). Loups-garous: ces bêtes de légendes en Normandie (près de Rouen, forêt de Cinglais près de Caen, forêt d’Evreux, Saint-Samson de la Roque) ! La bête du Gévaudan aurait tué, entre 1764 et 1767, plus d’une centaine de personnes en Lozère. Le mythe continue de hanter les esprits. Il n’en fallait pas davantage pour intriguer l’historien de Seine-Maritime, Stéphane William Gondoin, qui consacre un dossier à ce thème : « Il existe quantité de bêtes du Gévaudan partout en France, et donc aussi en Normandie. Les cas ont simplement été moins “médiatisés” que celui du Gévaudan, et occultés par lui. » Dans les premiers temps de la chrétienté, l’Église considère cette croyance comme la trace persistante  du paganisme. Seul Dieu décide du sort de l’homme et aucun être ne peut se métamorphoser sans intervention divine, donc les loups-garous ne sauraient exister : L’archevêque de Rouen, Saint Ouen, fait pour sa part allusion au pouvoir présumé de la lune : « Dieu a fait la lune pour marquer les temps et tempérer mes ténèbres de la nuit (…) et non pour rendre les hommes fous, comme les sots le pensent, eux qui croient que les démoniaques souffrent à cause de la lune.»» Dans la forêt des Cinglais, près de Caen, mais aussi à Évreux. Des récits d’attaques de bêtes jalonnent l’histoire normande : « Au moins deux cas sont connus, l’un dans la forêt de Cinglais (au-dessous de Caen) puis la forêt d’Évreux dans les années 1632-1634 et un autre dans l’Eure, dans les années 1710. Là, il ne s’agit pas de légendes, mais de faits biens réels : des gens se sont fait croquer. »  Stéphane William Gondoin évoque aussi une rencontre que le Duc de Normandie Richard II aurait faite : « un bref texte datant de la charnière des XVes et XVIe siècles prête au duc une rencontre peu amicale avec un mort vivant nommé “Gargarouf”‘» Une légende au pied du pont de Tancarville. La légende la plus proche serait celle de Saint-Samson-de-la-Roque (Eure), au pied du pont de Tancarville : « L’évêque de Dol (de Bretagne), Saint Samson, passe pour avoir triomphé d’un dragon qui terrorisait les habitants de l’estuaire de la Seine au VIe siècle. » D’autres récits de varous, vocable par lequel on désigne les loups-garous en Normandie, sont recensés, mais sans faits réels pour venir les étayer. Amateurs de légendes et de sensations fortes, promenez-vous sur les terres normandes et traquez l’étrange.
Non loin du Havre, s’élevait naguère un mégalithe au carrefour de la Pierre Grise, entre Montivilliers et Saint-Martin-du-Manoir : « Le lieu était fréquenté par des dames blanches. Qui sait si elles n’y dansaient pas avec quelque sorcier un brin varou ? » Brhhh, on frissonne déjà. (Patrimoine normand, N°84). See on Scoop.itUniverse Mystery – www.76actu.fr

Seine-Maritime (76); Pas de Calais (62). Maisons hantées et fantômes : récits en Haute-Normandie (Le Havre, Dieppe, Mortemer) et Pas-de-Calais. Qu’on les appelle entités, esprits ou fantômes, les âmes hanteraient des lieux dont les murs auraient conservé la mémoire. Légende ou réalité ? Qu’on y croit ou pas, nombreux sont les récits qui rapportent des phénomènes étranges et angoissants observés ou ressentis par des humains. C’est à un gendarme que l’on doit une véritable étude des phénomènes de hantises. Le gendarme Émile Tizané rapporta ainsi de nombreux cas de hantises et de poltergeists, dans Le mystère des maisons hantées (1977) marchant sur les pas de Camille Flammarion qui avait déjà écrit son ouvrage Les maisons hantées. Aujourd’hui,  des centres sur le paranormal dans les universités se penchent sur ces manifestations étranges qui viennent rompre l’harmonie d’un lieu. Récemment, un petit village du Nord s’est rendu célèbre pour les phénomènes étranges qui se sont déroulés dans un pavillon de Mentque-Nortbécourt (Pas-de-Calais).

Seine-Maritime (76). Âmes errantes et esprits au Havre. Les phénomènes observés sont divers : déplacements d’objets, courants d’air froid, bruits dont la source demeure non-identifiée, apparitions… autant de manifestations recensées et de témoignages recueillis. Le Havre n’échappe pas à cette tradition des hantises. Il existe plusieurs sites hantés dans la ville, mais, souvent, leurs propriétaires préfèrent demeurer muets sur ces habitants d’un autre-monde qui pourraient faire fuir tout acheteur potentiel. Si les témoignages recueillis et entendus rapportent des phénomènes, peu nombreux sont les témoins qui parlent sans honte. Jean-Michel Harel a néanmoins rassemblé ces contes et légendes dans Visite du Havre des légendes et coutumes, un recueil de 42 pages, trace des visites guidées effectuées autrefois par le Havrais, consultable à la bibliothèque Armand Salacrou du Havre, évoquant ainsi les étranges récits de la cité. Au Havre, plusieurs lieux auraient été hantés : une maison du quartier Saint-Vincent aurait abrité des Haïtiens qui auraient pratiqué le Vaudou. « Toute la côte est très marquée sur le plan spirituel ; ce qui pourrait expliquer les récits qui entourent certains sites : on dit que l’église Saint-Michel D’ingouville abriterait un secret caché dans une tombe diabolique. De même, revenants et briseurs de vitres auraient rôdé près de la côté d’Ingouville », indique Jean-Michel Harel. Voilà qui fait froid dans le dos. Des forces et présences observées en centre-ville. Parmi les nombreux récits qui circulent, il en est un qui rappelle les plus mauvais films d’angoisse : un tunnel abriterait une force que certains ressentiraient lors du passage en voiture. Le tunnel, en question, c’est celui de Jenner : un lieu connu de tous, inscrit dans la ville, assurant la liaison entre ville haute et ville basse. Alors, légende urbaine ou expérience extra-sensorielle, des récits ont été recueillis et certains voyageurs, traversant ce passage, auraient observé des phénomènes étranges. Ils rapportent avoir ressenti comme une force les poussant à accélérer à la sortie du tunnel. Des actes incontrôlés qui pourraient conduire à l’accident, voire à la mort. Qui vient donc hanter ce lieu de passage ? Qui sont ces revenants et ces forces présentes dans le lieu ? Souvent, ce sont les lieux liés à la mort qui sont le théâtre de phénomènes étranges. Le pavillon des revenants. Le bâtiment disparu, mais autrefois implanté rue maréchal Joffre, que l’on a coutume d’appeler le pavillon des revenants, est un lieu qui a « glacé les sangs de nombreux Havrais » : « Ce bâtiment effrayait les Havrais : on disait y avoir entendu des bruits de chaînes et vu des fantômes en train de descendre les escaliers », confie Jean-Michel Harel. Même si les lieux où se produisent de tels phénomènes sont souvent flous, des zones sont identifiées dans la ville : le quartier de l’ancien hôpital Flaubert serait, par exemple, fortement exposé à des présences d’outre-tombe. Des quartiers hantés par des fantômes. Certains rapportent avoir ressenti des présences dans leur appartement, entendu des bruits et martèlement dans les plafonds, tous les soirs, à heure fixe. Les ampoules auraient éclaté, en même temps, dans un même immeuble, mais dans des appartements différents. Synchronicité, hasard ou hantises ? Comble de l’effroi : des chuchotements et murmures auraient été entendus, alors que toute absence humaine avait été constatée. Une habitante rapporte même avoir retrouvé une trace de main sur un placard de cuisine situé en hauteur : nul n’aurait pu l’atteindre sans escabeau. Aux Gobelins, une bête aurait erré rue d’Epremesnil, non loin de la mare au cercueil, où ledit tombeau entouré de torches se présentait aux passants, invités à soulever le couvercle. Le geste accompli, un bruit monstrueux retentissait, puis rien. Mystère ou fantasme ? Les fantômes ont la peau dure et leurs récits résistent au temps ! Un cas de Poltergeist à Danton, au Havre. Un cas de hantise est bien connu des Havrais versant dans les histoires insolites : un restaurant du quartier Danton aurait été le théâtre de phénomènes étranges dans les années 1970. Un célèbre ouvrage de René Le Tenneur, Magie, sorcellerie et fantastique en Normandie. Des premiers hommes à nos jours, rapporte le récit d’un cas d’esprit frappeur (traduction française de l’allemand Poltergeist, terme bien connu grâce au film éponyme de Tobe Hooper) qui aurait hanté un restaurant du quartier Danton. Dans les années 70, ce café-restaurant aurait été bouleversé par des phénomènes inexpliqués qui se produisaient dans les lieux… Couverts et verres volaient. Le Tenneur rapporte dans ses écrits que les « assiettes, vitres et verres se brisaient spontanément ». De même, phénomène on ne peut plus impressionnant : les fourchettes quittaient les tables, volant dans la salle de restaurant et risquant de blesser quelqu’un. Les bouteilles, paraît-il, se promenaient au plafond et les objets se projetaient contre les murs ou passaient à travers les vitres. Pour couronner le tout, trois départs d’incendie auraient eu lieu dans la cuisine, sans raisons apparentes. Les phénomènes auraient débuté avec l’arrivée d’un ouvrier anglais, Harold, venu effectuer des travaux de peinture avec son fils de 14 ans. Un adolescent à l’origine des manifestations. Ce serait ce jeune adolescent qui aurait été le support à la manifestation : un cas de poltergeist classique où les adolescents jouent souvent un rôle. Une fois le garçonnet éloigné, tout rentra dans l’ordre et les étranges vols de couverts et bris de verres ne se reproduisirent pas. Alors que ces événements avaient effrayé la clientèle et que cette histoire de hantise contribuait à la mauvaise réputation de l’établissement, Harold, acteur malgré lui de ces étranges phénomènes générés par sa progéniture, s’étonna de la réaction des Français face au surnaturel : « C’est curieux, ici, les gens se sauvent. Chez nous, en pareil cas, ils auraient fait la queue devant la porte. » Est-ce là la trace d’un héritage so british qui a fait des histoires de fantômes un élément patrimonial ? Peut-être, mais au Havre, ce lieu reste non identifié :  détruit aujourd’hui, il aurait été situé en face du café Le Parloir. Info ou intox ? Le récit demeure et perdure au-delà du temps, signe de la mémoire des murs ?

Un cas célèbre à Dieppe. Outre les loups-garous croisés sur nos terres de légendes, d’autres villes et sites normands abritent des histoires de hantises et phénomènes d’apparitions. Le récit des deux Anglaises à Dieppe est l’un des plus célèbres de la côte normande. Le 4 août 1951, à Puys, près des plages de Dieppe, alors qu’elles étaient en vacances, Dorothy Naughton et sa belle-sœur, Agnès, se sont retrouvées au beau milieu d’une bataille fantôme. Elles ont été réveillées à 4h du matin par des coups de feu et des hurlements. Durant trois heures, elles sont restées assises et horrifiées, observant une bataille au cours de laquelle les avions ont bombardé la ville balnéaire. Dix ans plus tôt, c’est au même endroit que s’était déroulée l’opération Jubilee, conçue par l’amiral Louis Mountbatten. La bataille de Dieppe fut un tragique échec pour les Alliés. Les deux Anglaises auraient revécu cette épisode tragique de l’histoire, assistant dix ans plus tard à cette bataille. Rêve, projection ? Des fantômes hantent-ils les côtes dieppoises ?

L’abbaye de Mortemer. Depuis plus de 80 ans, Mortemer est un lieu hanté. Nul ne cache l’histoire et les contes et légendes abrités par les lieux. « Simple légende, la Garrache, cette femme louve apparue en 1884 à Roger Saborreau ? Mathilde, la dame blanche, femme et rêve la fois, où bien encore, les fantômes des quatre moines massacrés sous la Révolution ? La population refuse d’y croire mais la rumeur y fait sans cesse référence. » L’Abbaye a été exorcisée en 1921. Aujourd’hui encore, il arrive que les lignes téléphoniques se mélangent, le courant subit des baisses de tension inexplicables malgré les travaux effectués et la venue de spécialistes. Les lieux se visitent encore et sont toujours imprégnés de ces mystérieux épisodes. Si vous vous égarez sur ce magnifique site, qui sait ? Peut-être y croiserez-vous la diaphane Dame blanche, errant toujours sur les traces du passé ? Laissez-vous tenter par la découverte de ces lieux et quartiers. Les mystères n’appartiennent pas qu’à l’Écosse. Nous avons, nous aussi, nos fantômes ! See on Scoop.itUniverse Mystery – www.76actu.fr

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À propos de Jean-Marc Bélot

Eclairer le présent, montrer que le meilleur est possible: devenirs des sociétés humaines, lieux merveilleux qui nous entourent.

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